Bouger Hip | Hop

Le petit effort de plus dans sa vie

Il y a 4 ans, j’étais beaucoup plus ronde. J’avais tenté d’être végétariennepour perdre du poids… – et j’avais vraiment mal joué ma shot. Les plats de pâtes et de riz instantanés étaient devenus mes ressources #1, je mangeais une quantité incroyable de fromage, et je me sentais tout sauf bien dans ma peau. Après avoir testé pendant quelques mois les mêmes menus, et bien vu que les résultats étaient peu concluants, j’avais refait le switch vers une alimentation omnivore.

Mais mon corps ne me plaisait pas plus, pas pentoute même. Je le sentais lourd, fatigué, fatiguable. J’avais de la difficulté à marcher 30 minutes sans avoir de grosses chaleurs, je détestais faire de l’activité physique – peu importe laquelle – et j’étais flexible comme une roche. Je savais qu’il fallait que je change quelque chose, je ne savais pas quoi, et je me disais toujours que je commencerais le lendemain.

Si je vous dis ça aujourd’hui, c’est parce que le lendemain peut tarder à venir. Parce qu’il peut arriver vraiment demain, comme dans 6 semaines. Et comme je vous aime comme si vous étiez toute ma vraie de vraie gang dans la vie, je n’ai pas le goût que vous attendiez aussi longtemps. La vérité, c’est qu’on attend souvent trop longtemps avant de faire quoi que ce soit.

Si cet article un peu plus personnel peut vous motiver à aller de l’avant maintenant, ce sera ça. Sinon, au moins j’aurai essayé. Mais je vous fais confiance, je sais que vous êtes capables d’en prendre et de choisir les meilleures options pour vous.

faire un effort

Et moi, quand est-ce que j’ai eu mon déclic? C’est con, mais ça a été une photo, un matin, qui m’a fait catcher. Une photo de moi qui souriait, mais mal à l’aise. Tsé, quand tu vois clairement que ça ne va pas, que tu n’es pas à ta place. Le problème, c’est que j’étais à ma place. Soirée de filles avec mes meilleures amies, photo prise au hasard pendant qu’on vient de se dire une joke vraiment drôle. Mais genre, pas assez pour masquer le fait que je ne suis pas confortable. Sur le divan, avec mes chums de fille, censée sourire exposant mille, je ne pensais juste qu’à replacer mon chandail, qu’à tirer sur un coussin pour me cacher, qu’à mon bon profil, celui que je dois atteindre en me tordant à 45 degrés dans un sens pour regarder de l’autre. Ça va pas, et ça se voit clairement.

Le lendemain, j’ai allumé. Que ce n’était pas censé être si compliqué que ça, ma vie. Que j’étais en santé, que j’avais un bon chum, un bel appart, une job le fun, des amis nices. Que j’avais pas raison d’être si mal, de prendre autant mon temps, de ne pas juste me bouger les fesses 20 minutes par jour, de ne pas porter attention à ce que je mettais dans mon assiette.

Fast forward à aujourd’hui. Ça n’a pas toujours été facile. Ça n’a pas toujours été simple. Je me suis beaucoup déçue dans le processus, principalement par manque de motivation ou de volonté, que j’arrivais quand même à terrasser quelques jours, semaines après. J’ai beaucoup bougé, parfois même trop à m’en blesser, mais j’ai appris. Et j’ai changé TOUT ce qui se trouvait dans mon assiette avant, pour mieux. Plus de légumes, plus de fruits, plus de protéines, qu’elles soient animales ou végétales. J’ai porté une attention particulière aux aliments qui n’étaient pas transformés, à ce que je connaissais et qui n’avait pas une liste d’ingrédients de mille pieds.

Et surtout, j’y suis allée jour après jour, pas à pas. Ce n’est pas en me disant « All right, à partir d’aujourd’hui et pour les 4 prochaines années je vais juste manger de la salade et jogger 45 minutes tous les jours. » que ma motivation aurait atteint des sommets. Je recommençais, chaque jour, à prendre un engagement pour moi. Est-ce que j’étais bien, en ce moment? Non? Quoi faire pour me rapprocher du bonheur? Ok, on fait ça. Chaque matin, les mêmes questions, pour finir par prendre les mêmes décisions.

Je suis consciente qu’on n’a pas tous la même vie, les mêmes contraintes, les mêmes défis. Je suis consciente que pour certains, faire le petit move de plus peut nécessiter des années à tenter de se convaincre. Le temps aussi, je sais qu’on a tous des journées de malades qui passent tellement vite.

Mais je me dis ceci : si au moins, à chaque jour, on peut se choisir un petit peu plus, c’est déjà ça. Je ne changerai pas le monde avec un article comme celui-ci, mais j’espère au moins vous motiver à ce que, dans quelques minutes, vous preniez le temps de faire un petit quelque chose pour vous. Pour votre santé, pour votre corps, pour votre tête, pour votre ventre.

Peace, et bon vendredi <3

Écrit par

Catherine avait besoin d'une pause. Entre sa propre entreprise, sa vie mouvementée et ses 1001 projets, elle rêvait d'un espace où relaxer, où trouver l'équilibre, où se ressourcer. hiphiphip est donc devenu naturellement son petit oasis de mieux-être.

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