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Échouer souvent pour réussir? Oui, oui, oui!

L’été, c’est une période de lâcher prise. C’est mon moment préféré pour réfléchir à mon année, à ce que je peux faire de mieux, à ce que je pourrais améliorer. Le temps, le calme entre les urgences, et le soleil sont pour moi les meilleurs facteurs pour une petite réflexion nécessaire.

Et sans vraiment le vouloir, c’est évident que lorsque je fais une rétrospective du genre, les échecs y passent. Voyez que j’ai mis le mot en italique, parce qu’au final, un échec n’est pas vraiment un point négatif  – quoi que sur le coup, c’est pas toujours très nice, mais plutôt une excellente occasion de réfléchir à ce qui s’est passé pour que ça ne fonctionne pas comme on le voulait, ou comme on l’avait prévu.

Je ne pense pas que personne soit vraiment à l’aise avec l’échec, et que personne n’arrive vraiment à n’y voir que du positif ou du constructif quand on réalise que certains trucs ne fonctionnent plus, ou que toute l’énergie qu’on a mise à un endroit en particulier est sabotée. C’est pas facile, et ça peut être même très, très, très dur à avaler, mais voilà, ça arrive. Et y’a moyen de relativiser, et de se remonter un peu le moral, de chasser la pression aussi au travers.

De lire The Up Side of Down cet été m’aide à voir un peu plus les fails comme quelque chose de normal, d’utile. Le problème, dans mon cas, c’est que quand on est son propre patron, c’est à cause et grâce à nous que notre entreprise va bien, ou mal. Et malgré ma belle et bonne volonté, la chose est plus que facile de prendre le blâme personnel pour tout, tout, tout ce qui ne va pas bien, même les plus petites choses. Pour moi, c’est au travail, pour vous, c’est peut-être cette pression que vous vous mettez pour atteindre un poids en particulier, pour battre une vilaine habitude, pour nettoyer un aspect de votre vie, pour simplifier une relation.

La plus grande étape à passer face aux échecs selon moi, restera toujours de lâcher prise. D’accepter qu’à partir du moment où on a tout mis en oeuvre pour réussir au mieux de nos capacités, et qu’on a laissé le reste entre les mains de la vie, il n’y a rien qu’on puisse faire de mieux. Donner du contrôle à quelqu’un d’autre (« c’est la faute d’elle, de lui… »), ou à un élément extérieur random (« je n’ai pas eu le temps! », « la météo n’était pas pour ça. », etc.) c’est la pire chose qu’on puisse faire. Comment est-ce qu’on veut apprendre d’une situation si on ne prend pas ses responsabilités?

Il y a une différence entre ce qu’on peut contrôler, et ce qu’on veut contrôler. On peut contrôler ses réactions face à quelques choses, ses actions aussi. Le fait de laisser les choses aller ou de les prendre en main. Là où on veut contrôler quelque chose, c’est qu’on souhaite contrôler le résultat, les conséquences, les dommages, ou les succès. C’est cool, mais c’est au-delà de notre pouvoir et c’est là où la situation devient lourde à porter.

À ça, s’ajoute aussi la pression du fameux overnight success : on est tannés hen, de voir des gens et des idées et des produits qui apparaissent comme ça de nul part, et qui font un tabac? Et non, ce n’est pas en une nuit. Ces gens-là, ces produits-là, ces idées-là, ça a mûri probablement depuis des semaines, des mois, des années. Et qui dit succès rapide dit aussi échec rapide. Ce qui monte vite redescend tout aussi vite – n’oubliez pas ça 😉

Tout ça pour dire que ça ne sert à rien d’utiliser votre précieuse énergie pour vous faire culpabiliser, pour vous torturer et pour vous plaindre de votre sort, lorsqu’un échec se pointe le bout du nez dans votre vie. Pourquoi ne pas prendre ces forces là pour analyser la situation, et surtout pour vous remotiver à faire mieux par la suite, à trouver ce qui a bloqué et à l’améliorer de toutes vos forces?

Que pensez-vous de tout ça? Quel est votre rapport à l’échec, dans la vie? Est-ce qu’il y a des sphères où c’est plus facile, ou plus difficile, pour vous, de le prendre?

Écrit par

Catherine avait besoin d'une pause. Entre sa propre entreprise, sa vie mouvementée et ses 1001 projets, elle rêvait d'un espace où relaxer, où trouver l'équilibre, où se ressourcer. hiphiphip est donc devenu naturellement son petit oasis de mieux-être.

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